
Élections USA : qui a le programme le plus audacieux ?
Les élections présidentielles américaines s’annoncent cruciales, avec des programmes budgétaires audacieux proposés par Kamala Harris et Donald Trump. Dans un contexte économique marqué par une forte croissance mais aussi par un déficit public préoccupant, les choix budgétaires des candidats pourraient façonner l’avenir économique des États-Unis.
Quel candidat propose la vision la plus innovante pour l’économie américaine ? Quels impacts ces programmes auront-ils sur le déficit et la dette ? Plongez dans l’analyse des propositions de Harris et Trump pour découvrir qui a le programme le plus audacieux !
Contexte économique : un géant aux pieds d’argile
L’économie américaine affiche une forte croissance, soutenue par un PIB par habitant élevé et des secteurs à haute valeur ajoutée. La population active dynamique contribue également à cette prospérité, plaçant les États-Unis parmi les économies les plus performantes. Cependant, cette croissance s’accompagne de défis significatifs.
Le déficit public américain est colossal, atteignant des niveaux préoccupants, tandis que la dette publique dépasse 120 % du PIB. Malgré ces chiffres alarmants, la confiance des investisseurs reste intacte, grâce à la solidité économique et au statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale.
Harris et Trump : deux visions budgétaires audacieuses
Kamala Harris et Donald Trump proposent des programmes budgétaires expansionnistes, mais avec des priorités distinctes. Trump mise sur des baisses d’impôts significatives et une augmentation des dépenses militaires, ce qui pourrait creuser le déficit de 7 500 milliards de dollars d’ici 2035. En revanche, Harris se concentre sur la santé et l’enfance, prévoyant de financer ses initiatives par des hausses d’impôts sur les sociétés et les revenus du capital. Cette approche pourrait limiter l’impact sur le déficit, mais soulève des questions sur la charge fiscale pour les entreprises et les investisseurs.
Dépenses publiques : moteur ou frein économique ?
Le débat entre économistes libéraux et keynésiens sur l’efficacité des dépenses publiques est central. Les libéraux craignent que ces dépenses n’évinceraient les investissements privés, augmentant les taux d’intérêt et freinant la croissance. Milton Friedman et Robert Barro soulignent que l’État est souvent moins efficace que le secteur privé dans l’allocation des ressources.
À l’inverse, les keynésiens, comme Stephanie Kelton, voient la dépense publique comme un moteur essentiel, surtout en période de crise. Ils soutiennent que les déficits publics peuvent stimuler l’économie en augmentant la demande privée. La soutenabilité de la dette américaine dépend du différentiel entre le taux d’intérêt réel et la croissance du PIB, un équilibre délicat à maintenir.