Le PEL à 2 % en 2026, une aubaine pour les jeunes épargnants ?
À partir du 1er janvier 2026, les nouveaux plans d’épargne logement (PEL) offriront un rendement brut de 2 %, une augmentation par rapport aux 1,75 % actuels. Ce taux est garanti pour toute la durée du plan, malgré la suppression de la prime d’État depuis 2018.
Mais ce nouveau taux est-il vraiment avantageux pour les jeunes épargnants ? Quels sont les impacts du prélèvement forfaitaire unique et de la hausse de la CSG ? Découvrez comment ces changements pourraient influencer vos décisions d’épargne et de prêt !
Un nouveau souffle pour le PEL en 2026
À partir du 1er janvier 2026, les plans d’épargne logement (PEL) offriront un taux de rendement brut de 2 %, une légère augmentation par rapport aux 1,75 % des PEL actuels. Ce taux est garanti pour toute la durée du plan, offrant une stabilité aux épargnants. En comparaison, les PEL ouverts en 2024 bénéficiaient d’un taux de 2,25 %, tandis que ceux de 2025 étaient alignés sur le taux actuel de 1,75 %.
Historiquement, les PEL ouverts entre 2000 et 2003 proposaient des rendements plus attractifs, atteignant 3,27 % hors prime d’État. Cette prime, supprimée depuis 2018, permettait d’améliorer le rendement des plans. Le nouveau taux de 2 % marque un ajustement modeste, mais significatif, dans le contexte actuel des taux d’intérêt.
Quel impact fiscal pour les jeunes épargnants ?
Pour les PEL ouverts à partir de 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % réduit le taux brut de 2 % à un taux net de 1,40 %. Cette fiscalité impacte directement le rendement des épargnants, rendant le PEL moins attractif qu’il ne pourrait l’être sans cette imposition. Cependant, les personnes non imposables ont la possibilité d’opter pour l’imposition au barème, ce qui leur permet de bénéficier d’un taux net plus avantageux de 1,65 %.
Il est important de noter que la récente augmentation de la CSG de 1,4 % n’affecte pas les PEL, car le taux du PFU reste inchangé à 30 %. Cette stabilité fiscale distingue les PEL des autres produits financiers, tels que les actions et obligations, qui subissent un taux de 31,6 %. Ainsi, malgré une fiscalité qui peut sembler lourde, le PEL conserve certains avantages pour les jeunes épargnants cherchant à optimiser leur épargne.
Un prêt plus coûteux, mais toujours attractif
À partir de 2026, le taux de prêt des PEL passera de 2,95 % à 3,20 %, ce qui pourrait influencer les décisions des jeunes épargnants envisageant un emprunt. Bien que cette hausse rende le prêt légèrement plus onéreux, le PEL reste une option intéressante grâce à la stabilité de son taux sur la durée du plan. Cette sécurité peut compenser l’absence de la prime d’État, supprimée pour les PEL souscrits depuis 2018.
Sans cette prime, le rendement global des PEL est moins compétitif, mais le taux de prêt attractif et garanti continue d’attirer les jeunes épargnants. Malgré un coût accru, le PEL demeure une solution viable pour ceux qui planifient un projet immobilier à long terme.
