Roland Garros 2026 combien touchent vraiment les joueurs et joueuses et qui en profite

Roland Garros 2026 combien touchent vraiment les joueurs et joueuses et qui en profite

Roland-Garros 2026 revient sous les projecteurs pour sa 125e édition, avec stars internationales et tribunes pleines. La question qui court reste concrète et brûlante, combien touchent vraiment les joueurs et joueuses et qui profite de l’argent généré par le tournoi.

Hausse des primes et tensions visibles entre joueurs et organisateurs alimentent le débat, tandis que le tennis fauteuil gagne en place officielle mais reste loin d’atteindre l’égalité. Les enjeux humains et financiers méritent d’être examinés de près.

Roland‑garros 2026 : dotation 61,723 M€ et répartition serrée

La 125e édition de Roland‑Garros a débuté le 18 mai 2026 avec des tribunes pleines et des têtes d’affiche internationales. La Fédération a fixé une dotation de 61,723 millions d’euros, +9,5 % par rapport à 2025 et +45 % depuis 2019. Le prize money représente environ 15 % des recettes du tournoi. Les joueurs demandent une part de 22 %, ce qui accentue le conflit avec les organisateurs.

Parmi les Grands Chelems, Roland‑Garros occupe la dernière place en dotation. L’US Open dominait en 2025 avec plus de 90 millions de dollars, soit près de 82 millions d’euros, Wimbledon et l’Open d’Australie suivant derrière. Pourtant le tournoi a réalisé des recettes records en 2024 estimées à plus de 350 millions d’euros, certaines sources évoquant même plus de 400 millions. Cet écart entre revenus élevés et part reversée alimente le bras de fer sur la répartition.

Qui profite vraiment des millions versés ?

En 2026 les vainqueurs des simples perçoivent 2,8 millions d’euros chacun, les finalistes 1,4 million, les demi‑finalistes environ 700 000 euros et un éliminé au premier tour reçoit près de 87 000 euros bruts. Mais frais de voyage, hébergement, coach, staff médical et préparation physique pèsent lourd. Un joueur classé 100–200e peut voir ses gains absorbés. Le salaire moyen privé français était de 2 733 euros nets par mois en 2024.

Les joueurs réclament 22% des revenus du tournoi contre une part actuelle d’environ 15% dédiée au prize money, et ils demandent de meilleures pensions, une couverture médicale renforcée et davantage de poids dans les décisions. Carlos Alcaraz, Coco Gauff et Aryna Sabalenka ont signé une lettre ouverte pour porter ces revendications. La FFT met en avant les récentes hausses des primes tout en se tenant à l’écart des demandes des joueurs.

Handisport : progrès visible mais inégalités frappantes !

Le tournoi intègre depuis plusieurs années les tableaux de tennis fauteuil et quad au programme officiel. En 2026 la dotation dédiée à ces épreuves augmente de plus de 14 %, la progression la plus forte toutes catégories confondues. Le tennis fauteuil se joue en chaise roulante et autorise deux rebonds avant renvoi. Le quad concerne des athlètes dont le handicap touche aussi les membres supérieurs et certains fixent la raquette à la main. Le vainqueur du simple fauteuil ou quad touchera 63 900 euros et l’équipe de double percevra 21 650 euros à partager.

Cette revalorisation coexiste avec un écart considérable puisque le lauréat du simple valide reçoit 2,8 millions d’euros. Des différences de dotation subsistent entre Grands Chelems et au sein des tableaux entre têtes d’affiche et joueurs modestes. Un bras de fer est en cours entre joueurs et organisateurs et porte la demande d’une redistribution plus équitable des recettes.